薄明

Des brumes de Kobe au soleil éclatant de Sanda, des policiers et yakuzas sont assassinés dans la plus sordide des mises en scène, avec un même symbole tatoué sur la langue. Parmi les touristes survoltés et les citadins forgeant leur vie dans les vicissitudes et les joies, au creux d’une foule compacte d’ingénus excentriques, d’individus candides, de salarymen scrupuleux et d’étudiants pleins de rêves et d'ardeurs, la mafia japonaise semble se scinder en deux.

Kobe, capitale de l’Excellence, voit peu à peu émerger une organisation criminelle plus opulente et déterminée qu’à l’accoutumée. La mafia japonaise, qui jusque là avait son siège au cœur d’Inazami, se voit débordée par un groupe rival, brutal et déchaîné. Un noyau constitué de criminels révoltés contre le code d’honneur des yakuzas, œuvrant à Sanda, et résolus à asseoir leur emprise sur Kobe.

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hakumei
à l'aube de votre destinée

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20 juillet 2019A l’issu de la dernière MàJ, Amai Gakuen devient Hakumei. Bienvenue sur cette V2 toute neuve, proposant tout un panel de nouveautés qui, nous l’espérons, saura susciter en vous l’inspiration pour des Rps toujours plus déjantés : www

30 juin 2019Un nouveau RP libre a été posté par votre PNJ Alphonse Murphy. Au programme : festivités au district Fujin à l’occasion du Festival du Tanabata, célébrant les étoiles et l’amour. N’hésitez pas à y jeter un œil, et pourquoi pas, à venir y participer : www




 
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Logan Rothschild
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Mar 3 Sep 2019 - 14:27
GAME ON.
I’m always game and I can’t be defeated.
So why does this all hurt so fucking much ?

Paumé à Sanda. Je me sens mal. Trop de conneries dans ma tête, des idées noires plus qu’à l’ordinaire et le vide qui s’installe de nouveau, l’insomnie sur ses talons et mes craintes bourdonnant dans les tréfonds de ma boîte crânienne. Hayden a un nom pour ça. Rechute. La vérité, c’est que cette cicatrice continue de me tuer.

Derrière la porte d’une vieille usine s’étend un univers différent des murs vieillis de cette zone industrielle. Je pousse la porte striée de l’orange de la composition métallique, une pointe de cynisme perlant au bout de ma langue. Le spectacle qui se dévoile à moi me fait hausser un sourcil qui donne suite à l’ébauche d’un sourire, rictus désopilant et désopilé. Je contemple la foule, esquissant quelques pas vers son centre, pour la sentir, pour la vivre, observant la violence de ces combats clandestins. Dans chacune des exclamations hargneuses qui viennent se fracasser contre mes tympans persiste une impression de déjà-vu, trop habitué à ces atmosphères sanglantes et grouillantes de testostérone. Faut croire que les victoires enchaînées à Inazami m’ont lassé ; assez pour que, dans un élan de folie, bouffé par le vide venu tuer chaque balbutiement de mes pensées, je décide de risquer ma vie dans cet antre de sauvages dépourvus de code moral.

On frappe sur mon épaule, un coup, deux coups. Je tourne mon regard sombre vers la source du dérangement, contemplant les mèches ébènes qui encadrent un visage décrépit et des yeux rieurs.

« Il faut parier. »

Clignement des yeux. Parier sur quoi ? Sur leur sol d’illusions malsaines ? Sur la tournure des événements en cette salle ? Mais à quoi bon ? C’est moi qui domine ici.

« Sur la personne de ton choix, gamin. »

J’envoie valser ma tête d’un côté puis de l’autre, balayant la salle du regard, considérant ces hommes qu’on force à s’affronter, l’un d’entre eux lacérant la chair de son adversaire. Il n’y a ni scrupules, ni limites dans leur univers. Ni grilles de métal pour nous séparer du spectacle. Sans que je sache pourquoi, la cicatrice imprimée dans mon ventre se met à me lancer durement. Les souvenirs affluent sans que je les aie invités.

« Je parie… », une pause, plus une contemplation qu’une hésitation, les syllabes roulant sur ma langue dans une hilarité démente. « … sur moi. Je parie sur moi. »

Je gagne toujours, de toute façon.
Quelques têtes se tournent vers nous, un océan de chevelures noires, masse uniforme et indistincte. Oui, j’ai parié. Mais mon regard est vide, absent, fixé sur les souvenirs que j’ai refoulés ces dernières années. Je suis là, avec mon pétage de câble, persuadé d’être le roi du monde mais mon esprit est parti s’enliser dans les images douloureuses et m’impose les vieux clichés des ruelles londoniennes bordées d’immenses lampadaires.

Je hais mes regrets, je hais t’avoir suivi pour quitter Westminster et plus que tout, je te hais de m’avoir tendu la main, devant l’hôpital, ce soir-là. A Hackney, alors que je déambulais les mains couvertes de sang, le souvenir de mon pseudonyme scarifié dans la chair d’une cuisse palpitant sous mes paupières. Je ne veux plus jamais voir le bleu de ces yeux, plus jamais.
Je te déteste tellement de m’avoir tué.

Spoiler:
 



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L’AIGLE, ROI DES DÉSERTS, DÉDAIGNE AINSI LA PLAINE, IL NE VEUT, COMME TOI, QUE DES ROCS ESCARPÉS QUE L’HIVER A BLANCHIS, QUE LA FOUDRE A FRAPPÉS OU DES CHAMPS TOUT NOIRCIS DES RESTES DU CARNAGE. parle en #384c83
Jake Dawkins
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Mer 4 Sep 2019 - 14:50
Glissés contre sa poitrine, les fils de ses écouteurs serpentaient devant son pectoral dans un long soulignement blanc. Jake avançait en silence et les battements de la musique tapaient le rythme de ses foulées, succinctement aux impacts doux de sa sacoche sur sa hanche. S’habiller en jean’s, porter des Doc Martens, plaquer contre sa poitrine un sweat rouge et nouer ses cheveux entre eux par un élastique céruléen l’arrachait à cette dimension mondaine qui l’avait vu naître.

Devant ses yeux, la gigantesque porte d’un entrepôt entassé parmi d’autres dans la zone industrielle de Sanda. Logan s’y trouvait en toute vraisemblance, car il lui avait rit au nez un aveu de destruction que l’Australien n’avait cette fois pas accepté. Il tenait trop à lui pour le perdre dans une crise de folie aiguë le menant dans le district le plus dangereux de la région… L’Australien posa sa main sur le métal d’une porte aux éclats de rouille et ecoutait sans surprise les éclats de voix trop nombreuses résonnant derrière. Combien y avaient-ils d’invités ? Sur les murs, des graffitis, qui aux yeux de n’importe qui passeraient pour … de bêtes graffitis. Pour un œil comme le sien, il s’agissait d’une indication en kanjis.

Il entra et entendit des nombres passer entre les lèvres, des yeux qui se tournaient tous vers les mains qui se soulevaient aux quatre coins du lieu. Des paris ?

« Vous ne faites pas de paris ? »

Ils étaient tous là, japonais, modernes et anciens, surtout modernes, à hurler, à parler entre eux et à se bousculer. Ils criaient tous pour s'entendre, pour capter l'attention et leurs voix se superposaient les unes aux autres dans des glouglous vocaux. Les trémolos d'une mini-société nippone enfermée entre les murs d'un entrepôt qui résonnait. Jake cherchait Logan du regard en fouillant un océan de couleurs et de mouvements mais il n’était pas là. L’homme qui l’avait abordé regardait ses Doc Martens fluo et son jeans, la large encolure de son sweat rouge qui dénudait ses clavicules. Dans son regard, du mépris et Jake ouvrit lentement la bouche, le foudroyant des yeux.

«  Allez, ça promet d'être drôle. Les combats seront à la hauteur des attentes. »

L’Australien ne le regardait plus car ses yeux étaient concentrés sur les hommes qui se battaient. L'un d'eux avait le bras orienté en un angle bizarre, et allongé sur le sol en marge du ring, avait posé sa large tête sur le sol. Ses yeux émeraudes tombèrent sur une blessure ouverte et l'envie de vomir monta dans son ventre. Comme pour appuyer le clou d'une douleur déjà trop viscérale, une voix résonnée par le biais d'un mégaphone traversa les lieux et ses intonations électriques vinrent griffer sa peau pour une fulgurante chair de poule.

« Les combats sont lancés ! Prenez les paris, car les combats commencent ! »

Et la foule devint arène. Les hommes se positionnèrent pour devenir des alvéoles de vide. Jake recula, se glissant dans l'ombre d'un escalier en béton pour s'installer en hauteur et il le vit. Il observait ce corps, cette peau hâlée, cette manière de se déplacer. Une alarme hurla dans sa tête et tourbillonnait à l’idée de son visage et de sa voix, cette alarme qui se mit à brailler assez fort pour effacer le son des foules, des hommes, de la mort et de la violence. Il n’y avait plus que la constatation de sa présence dans ce milieu humain et la sienne.

Il s’élança, bousculant et ignorant les barrières humaines des corps qui se dressaient devant lui. Il poussait, bousculait, écartait en ignorant cris et sarcasmes et courait vers Logan, attiré comme la phalène l’était par la flamme.

« Logan ! »

Il avait toujours été bien plus que cela.
Ses doigts touchèrent leur but. Sa main gauche se referma autour du poignet de Logan et il s’immobilisa, cherchant son regard.

« Je peux savoir ce que tu fiches dans un endroit pareil ?! »

L’étau de ses doigts ne se brisa pas. Jake se rapprocha, se plaçant face à lui pour ne pas le lâcher du regard.

« On rentre immédiatement. Ne discute pas. »
Logan Rothschild
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Ven 6 Sep 2019 - 22:48
J’explose d’un rire dément, la haine vrillant chacune de mes synapses et le désir de vengeance grouillant insidieusement au creux de mon ventre, prunelles rutilantes voltigeant çà et là dans la frénésie d’une foule trop compacte. Comme à chaque fois, je me mets à en vouloir au monde entier, fulminant, les épaules secouées par une hilarité aliénée, et les regards se posent sur moi, curieux ou interrogateurs, partageant cette même violence, cette même déviance. Je scande, orgueilleux, parie sur moi comme s’il ne pouvait rien m’arriver ; je me sens intouchable, déjà heurté, mortifié, songeant qu’ils ne pourront rien me faire de pire que ce que je ressens déjà.

Et puis la gigantesque mascarade prend fin quand on me saisit le poignet. Mouvement de recul, mes lèvres articulent un vague « ne me touche pas » et mon regard vient se planter directement dans ceux du fauteur de trouble. Jake. Ses yeux émeraude affrontent les miens et je l’observe, lui et son expression trop rude, trop autoritaire, abhorrant son attitude paternaliste. Je réitère mon ordre, les syllabes crachées avec mépris, avec orgueil, avec désarroi. Ne me touche pas. Et je récupère mon poignet d’un geste sec.

« On rentre immédiatement. Ne discute pas. »
« Va te faire foutre. »

Je lui fais face, aucunement intimidé par notre différence de taille accrue par les bottes qu’il arbore. Il est en train de foutre en l’air tout mon trip, il interrompt la fête comme un daron coincé – ça ne marche pas avec moi. Je n’ai jamais connu l’autorité d’un père, c’est pas ce punk arriéré qui va me faire courber l’échine. Il n’a rien à foutre là : je devrais être seul au milieu de ces chiens aboyant leur rage, libre d’oublier mes problèmes en cognant et en me faisant cogner, me donner en spectacle, rire et provoquer. Il n’a pas à s’interposer, pas à m’empêcher d’agir, n’a pas le droit de me saisir ainsi le poignet comme si j’étais un gosse rebelle, un ado têtu et récalcitrant. Je ne veux pas de ses leçons, lui qui s’est comporté pire que moi par le passé, lui qui a franchi des limites que je n’ai jamais osé frôler. Il n’a pas le droit.

Je secoue la tête, obstiné, me reculant de quelques pas, et dévisage furieusement cette figure aux traits indéchiffrables. Et puis je ricane, comme un affront, hautain et méprisant, tournant sur moi-même en écartant les bras, m’adressant à l’entièreté de la foule, mes paroles résonnant comme le tonnerre.

Les chevelures d’ébène nous fixent tous de leur néant oculaire, leurs doigts tendus dans une attente muette, leurs bouches tirées en une fine ligne de lèvres retroussées. Je vous déteste, chiens à l’affût, animaux décérébrés, racailles rugissant une violence factice, faussée.

« Je parie ! Je parie sur moi dans un combat contre lui ! »

Contre vous tous, complète une voix haineuse dans un coin de ma tête, me percutant de son écho comme des ricochets entêtants. Goguenard, je fais de nouveau face à Jake, dévoilant mes dents et prononçant cette jovialité meurtrière qui explose au-delà de mes pores. Je vais te défigurer, Jake, je vais enfoncer tes globes oculaires au fond de ton crâne pour me soustraire à ton regard inquisiteur luisant d’ordres impérieux, de reproches silencieux.
Laisse-moi péter mon câble en paix.

J’ai presque envie de lui dire de me faire mal, pour que mes nerfs puissent se griser sous l’éveil qui émanerait de la violence. J’ai presque envie de lui demander de me mentir, de réfuter, alors peut-être que la bête furieuse qui dirige mes actes retournera docilement dans sa cage ; je ne sais plus ce que je veux, ma cicatrice me lance et je réprime dans ma gorge un épouvantable éclat de rire.
Pourquoi t’es venu, hein ?



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Dim 20 Oct 2019 - 22:59
A l’insulte, les ongles de Jake griffèrent le tissu noir et il empoigna l’épaule de Logan pour le maintenir entre ses doigts, pour ne pas le lâcher, son souffle rendu court sous la violence du sentiment qui tournoyait dans sa tête. Logan, Logan, Logan, Logan. Te souvenais-tu?Te souvenais-tu de tout ce qui avait existé avant que tu ne quittes l’université pour un univers dans lequel je ne t’avais pas suivi ? Les lèvres entrouvertes sur des mots imprononcés et l’ampleur de ce que tout cela signifiait, ses yeux dans les prunelles trop bleues, Jake valsait sur le balancement de son coeur dont les spasmes l’effrayaient. Logan, te souvenais-tu seulement de tout ? Les dents plantées dans sa langue et dans la douleur de cette inacceptable vérité, l’Australien se senti grogner.

Evidemment, il y avait eu les mails, les coups de téléphones, les fous rires, et les sourires. Ces sourires qu’il lui manquait de pouvoir caresser du bout des doigts lorsqu’il passait à côté de lui. La distance était ce problème, ce gouffre qu’il ne parvenait pas à combler. Combien de fois avait-il eu la possibilité de venir le voir ? Assez. Assez de fois pour qu’à chaque fois il ne le fasse pas. Retenu lui-même par ses obligations auprès de son père et la rigueur de l’université. Entre les murs de cette école où il l’avait rencontré, dans une salle de classe, assit sur une chaise lorsqu’il avait relevé ses yeux sur lui pour la première fois. Si Jake le rejoignait… est-ce qu’il ne laissait pas tout cela disparaître ? S’il restait… est-ce que cela voudrait dire que Logan reviendrait peut-être ?

Il ne savait pas. Il ne voulait pas savoir. Il ne voulait plus écouter ce sentiment qui lui avait fait ressasser des nuits et des nuits sur ce départ. Il avait souri et il avait salué, il avait ricané à Kaori en lui disant de prendre soin de lui et il avait posé ses yeux sur Logan, sur ses valises puis sur son visage, sur ses yeux et pendant l'éternité d'une seconde, il avait pensé à lui dire « Pourquoi ? ». Parce que les raisons ne lui avaient pas paru assez normales et assez impliquées dans l'instant. Et puis parce qu’il le refusait. Pendant une seconde il avait cherché à se tester et à voir si il serait en mesure de lui demander de ne pas bouger. Pendant une seconde il avait croisé son regard et quelque chose avait fait qu’il détournait les yeux pour sourire sur quelque chose et aider à ranger une valise dans la voiture. Qu'avions nous fait ? Qu'avais-je fait en dernier ? Quelle couleur portais-je à ce moment ? Avais-je mes Doc ? Il avait lâché la valise et son poignet et Logan était parti sur un simple pas en avant.

« Je parie ! Je parie sur moi dans un combat contre lui ! »

Il s'écarta pour mieux le regarder. Logan était debout, droit, glacé comme ces hivers d'un Japon féodal d'une saison empirée par le vent qui ignorait les générations. Jake ne bougeait plus, interdit, aussi raide que ces chiens qui patientaient la moindre syllabes qui leur indiquerait la manière de bouger. Il attendait le moindre mot, le moindre geste. Et un sourire espéré... mais qui ne vint jamais.

Les yeux ouverts sur les mots qu'il venait de gueuler à ce monde que Jake refusait soudain, il respirait difficilement, cherchant à comprendre ce qui n'existait pas dans sa phrase. Il ne voulait pas avoir compris. Il voulait avoir mal compris. 

« Arrête tes conneries et parle-moi ! C’est comme cela qu’on fonctionne et tu le sais très bien, les mises en scène ne nous ont jamais réussi. J’ai besoin que tu me parles. »

Derrière lui, on s'excitait. Le tonnerre d'un murmure essoufflé, d'une foule qui réclamait et on se mit à siffler des ordres et des invectives. Son sang gelé et son regard éteint, Jake fixait Logan. Te souviens-tu de moi ?

« Tu sais bien qu’on vaut mieux que ça, Logan. »
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Ven 1 Nov 2019 - 20:59
Il a l’air triste. Pourtant immobile, le regard terne posé sur moi, rien dans son expression ne délivre la moindre émotion. Mais quelque chose de familier luit dans ses yeux, un vacillement de sa raison, un brin de déception et d’abattement qui endigue immédiatement ma colère. Je comprends que ça ne sert à rien de me défouler sur lui, que je n’ai pas à lui faire subir mes crises de rage alors qu’il est venu jusqu’à moi, jusqu’ici, dans les bas-fonds de Sanda, traînant son inquiétude aussi loin de son université et de ses responsabilités. Il est là. Il est là et je devrais être heureux de pouvoir compter sur quelqu’un comme lui : un camarade solide qui se fait oreille attentive à mes problèmes, qui m’offre des sourires inébranlables et accueille mon sale caractère sans broncher. Il est là et je devrais m’en réjouir, m’en retrouver flatté et rassuré, au lieu de le provoquer. Comme toujours, je me rends compte du mal que j’ai fait quand il est trop tard ; je l’ai déçu et je m’en veux.

J’ai pourtant envie de hurler, de frapper, de mordre et de griffer de toutes mes forces, comme une bête sauvage, simplement pour évacuer ma frustration et faire taire cette douleur sourde qui gronde de part et d’autre de ma cicatrice, comme si j’étais en train de me déchirer de l’intérieur. J’ai mal et je ne sais pas pourquoi je me sens en vrac. Je revis toutes ces choses qui me sont arrivées depuis Londres et l’hôpital, toutes les vicissitudes que j’ai encaissées et repense fatalement à ceux qui m’ont laissé moisir comme une merde – j’en veux à ces gens-là, je m’en veux de toujours faire les mauvais choix, d’être comme je suis : pas foutu de gérer mes émotions. Elle m’assaillent, me bouffent, m’aplatissent au sol et me submergent, exactement comme maintenant. Je ne sais pas quoi faire, j’ai pris l’habitude de frapper pour ne pas trop penser, ne pas ressasser mes regrets, mes doutes et toutes ces conneries qui me tirent vers le bas. Je ne sais pas faire autrement.

Jake hausse soudain le ton, et sa voix grave gronde comme un coup de tonnerre. J’ai déjà laissé tomber l’idée de me confronter à lui, mais sa tirade inquisitrice achève de m’en dissuader. Je sais, de toute façon, qu’il est plus fort que moi. Il le prouve chaque fois que l’on se voit sur les tatamis. Il me jetterait au sol avec une aisance désarmante et pour cause, il s’entraîne tous les jours face à bien plus costaud que moi. Il pourrait s’avancer et broyer ma garde en un instant. Il l’a déjà fait. Pourtant il ne bouge pas et me somme simplement de lui parler. Autour de nous, les cris gagnent en intensité mais je m’en fous ; je me calme peu à peu, et après l’indicible colère vient la vague de morosité – je me retrouve instantanément noyé. J’inspire difficilement, expire par saccade et cette fois me viens l’envie de chialer comme un gosse, parce que personne ne m’aime et qu’on a été méchant avec moi, là dehors. Que c’est fatigant de jouer au grand alors que je suis toujours rongé par des peurs d’enfant. Jake s’avance, me glisse prudemment qu’on vaut mieux que ça et je ris amèrement, dans un souffle faiblard, de son ironie. On vaut mieux que ça, ouais, et c’est dit si naturellement par le type qui règle ses problèmes avec les poings. Mais tu as raison, Jake, donner des coups ça ne sert plus à rien.

« Je sais que tu m’en veux. »

Je t’ai laissé. Je t’ai laissé et puis je suis allé buter Matt. Je lui ai collé une balle dans la tête, j’ai foutu le feu à son appart et t’étais là, tu souriais, et j’ai jamais su si tu y cachais toute la tristesse du monde ou si ma folie te convenait. Matt, il était attaché à toi. Il te faisait du mal, aussi. Mais au fond tu l’aimais, hein ? Tu l’aimais et tu m’en veux d’avoir tout brûlé. J’aimerais que tu l’avoues, pour qu’il n’y ai plus de non-dits entre nous. Parce que tu ne m’as jamais parlé de cette soirée, tu l’as juste balayée, comme si c’était normal, qu’un orage était passé. Tu m’as jamais dit si ça t’avait touché, si t’étais content que ce connard ait fini calciné avec sa poupée gonflable ou si tu m’en voulais à mort d’être un enfoiré de psychopathe. Tu sais, je me dévoilais beaucoup à toi, malgré moi. Mes mots en disaient trop, mes regards et mes rictus, rien ne t’échappait. Mais toi, t’es toujours resté opaque.

« Tu m’en veux d’avoir tué Matt. Parce que tu l’aimais. Avoue-le. »

Avant que la foule ne s’impatiente et envisage de nous cogner, je tire Jake par le sweat et nous extirpe de cet endroit poisseux de sang et de sueur. Je gagne la sortie avec difficulté, le cœur tambourinant dans ma poitrine, sous le joug de cette vague monstrueuse qui envoie tout valser – impossible de mettre des mots sur ce que je ressens. Un mélange affreux de découragement, de désolation, de fatigue et d’un tapage de pensées qui ressassent mes regrets. Une fois dehors, je libère Jake de ma poigne, mais mon regard fixé sur le sien ne lui laisse aucune échappatoire. Je veux qu’il avoue. Moi aussi, j’ai besoin qu’il me parle – j’en ai ma claque de faire des suppositions sur ses ressentiments, j’ai jamais été doué pour cerner les gens. Je peux lui parler. Lui dire que je vais mal et que je sais pas pourquoi, que je repense à tout ce qui a foiré dans ma vie et que je me sens comme un raté, une merde, un pauvre déchet bon à jeter. Je peux lui dire tout ça, mais à quoi bon ? Il sait déjà que ma misanthropie n’épargne personne, pas même moi. Il sait aussi que cette instabilité se manifeste par phase : je peux être bien dans mes pompes pendant des mois, faire fleurir des projets et me découvrir une sociabilité insoupçonnée et puis rechuter, comme ça, du jour au lendemain, pour atteindre le fond en quelques semaines. Il est au courant de tout ça. Le lui répéter ne servirait à rien. Mais moi, j’ai vraiment besoin qu’on ait enfin la discussion qu’on a jamais eue tous les deux, après ce soir marqué par les cendres et les flammes.

« Je le sais, et ça me bouffe que t’aies jamais rien dit à ce sujet. Je pense que c’est le moment de crever ce putain d’abcès Jake, parce que moi aussi, j’ai besoin que tu me parles. »

J’essaye d’avoir l’air sérieux et implacable, mais ma voix mal-assurée trébuche sur des syllabes. Pourtant je soutiens son regard, bien décidé à ne pas flancher.



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Dim 5 Jan 2020 - 17:35
Le mouvement de Logan le surprit. Imperturbable, l'émeraude de son regard s'arrêtait sur les reproches qui coulaient des lèvres de son cadet avant de s'éteindre quelque part dans la foule. Jake ne voulait pas entendre son exigence d’aveu car il avait plus douloureux à lui révéler, mais il n’était pas suffisamment sûr que le plus jeune ne réagirait pas avec colère et animosité. Il ignorait alors délibérément cette voix suppliante, qu’il n’avait pas envie d’écouter quand bien même l’accent anglais familier coulait dans son oreille. Une impression de déjà vu, de déjà vécu. Des souvenirs tentaient de se glisser à la surface de cette marée d’images que l’Australien rejetait sans le vouloir. Comme des eaux qui engrangeaient des lichens décomposés et des détritus ses pensées se perdaient dans des courants alternatifs.

Logan l’empoigna et ils se retrouvèrent hors des cris et de l’essaim de violences. Malgré les coupes et les médailles qui s’entassaient sur ses etagères à récompenses Jake n’aimait pas la brutalité, quand elle n’était pas contenue sur les tatamis ou bien dans un ring. La brutalité sans le contrôle ne lui inspirait que du dégout.

L’assurance et la méprise que lui formulait son ami étaient presque cruelles. La surprise frappa Jake tel un mauvais assassin qui ne saurait tuer du premier coup. Une douleur étrange et diffuse qui se répandit dans sa tête et qu’il reconnaissait comme de l'incompréhension, laquelle le fit fixer Logan avec plus d'intensité qu'il ne l'aurait sans doute fallu. Et malgré lui, c'était un sourire qui apparût sur sa face. Comme s’il était le témoin d'un spectacle nébuleux.

« Tu n’es qu’un petit con. »

Cette fois sans pouvoir plus résister, il enfonça ses phalanges dans les côtes du jeune homme, son entrain sembla reprendre le dessus alors qu'il reluquait de pied en cap le corps de Logan.

Dis-moi, Logan... À quoi pensais-tu ? Toi le couard, toi qui n'a pas su saisir cette main qu'une personne qui ne croit plus en l'espèce humaine te tendait à quoi pensais-tu ? Lorsque tu l'as lâchement abandonnée sous un prétexte bidon, toi qui n'as pas su la regarder dans les yeux et lui dire que tu avais tout simplement mal ? À quoi pensais-tu ? Parce que la patience n'est pas une vertu prédominante chez toi? Parce que tu en as marre de courir après des soi-disant chimères ? Cela te donne-t-il le droit de me reprocher mon silence ?

Peut-être était-ce ce genre de lien de perdition qui retenait Jake et Logan ensemble. Il était un individu perdu et éloigné mais que l’Australien suivait du cœur plus que des yeux.

« C’est pour toi que j’avais le béguin, idiot, Matt n’était qu’une marionnette pathétique et je ne veux plus que tu croies qu’il était important pour moi. Tu es si occupé à te haïr et à haïr les autres, tu en deviens aveugle aux personnes qui t’entourent, à ce qu’elles sont prêtes à faire pour toi… T’es-tu soucié de ce que je devenais ? Tu ne sais que me reprocher de ne pas avoir été là mais, tu n’as jamais fait mieux que moi. »

Ils s’étaient éloignés et ainsi la vie avait repris son cours. Indubitablement. Un cours qui laissait apparaître un Logan aux blessures de plus en plus nombreuses, un Logan qui se cachait toujours dans des masses astronomiques d’activités pour oublier que tous ses nerfs flanchaient posément un à la fois… Les lèvres de Jake se froissèrent momentanément en une moue pensive et ses doigts allèrent toucher une mèche noire qui pendait devant son front.

« A présent nous rentrons. Je te ramène chez moi. Non tu n’as pas le droit de refuser et non, ce n’est pas la peine de t’excuser d’avoir ignoré ce que je ressentais. »
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Ven 17 Jan 2020 - 23:13
Sa répartie me désarçonne. Je m’attendais à tout : aux insultes, aux aveux douloureux et aux reproches, j’étais fin prêt à encaisser la vérité et à me taire, à accepter ce qu’il me dévoilerait sans l’interrompre. On s’est trop planqués derrière des non-dits, spéculant sur des intentions, interprétant des attitudes et des regards jetés à la volée. J’aime pas ça. J’aurais préféré qu’il pète son câble dès le début, comme il a toujours fait. C’était le premier à se dresser devant moi quand je franchissais les limites. Ça le dérangeait pas de me cogner pour que je comprenne la leçon – il n’a jamais eu besoin de hausser le ton. Son comportement a toujours été empreint de placidité et de désinvolture. Jake se fait respecter sans menaces, sans insultes, seulement avec éloquence et persuasion. Il s’exprime posément, le sourire accroché aux lèvres et pourtant, on sait précisément à quel moment on flirte avec les limites et où le risque d’un poing dans la gueule devient tangible. Ces signaux, je les ai ignorés. Mais à présent, j’ai l’impression qu’il ne réagit plus. Si à l’époque, insulter sa sœur me valait un passage à tabac en règle, je suis certain qu’il n’esquisserait plus l’ombre d’un mouvement brusque, maintenant. Il est devenu las.

Petit con. Le voilà mesuré même dans ses injures. Je cille, perdu, cherchant à déchiffrer l’attitude de mon vis-à-vis, essayant de déceler la colère, la rancune, la frustration ou quoi que ce soit qui ne s’apparenterait pas à du désintérêt. Il doit attraper mon regard et la nature de mes questionnements, indubitablement, puisqu’il y met un terme avec un coup dans les côtes. Je grogne, parce que je le reconnais bien là, taquin et irrévérencieux, et que j’suis pas d’humeur à jouer au con. On parle d’un mort, merde. En temps normal, j’en aurais rien à foutre ; je ne m’inquiète pas des mauviettes que j’écrase sous mes semelles (ou que je brûle dans des barils) et les savoir six pieds sous terre ne me fait ni chaud ni froid. Mais il s’agit de Jake. Alors à quoi il joue ?

J’en ai marre, j’suis frigorifié et j’suis fatigué. Ma cicatrice me fout en vrac et j’ai envie de vomir mes tripes sur le trottoir. Je ne me souviens plus comment je suis arrivé ici, j’ignore quelle heure il est, je ne sais plus si j’ai bu, quand est-ce que j’ai dormi mais j’ai mal, mes émotions savent plus où se mettre et mon corps tente de les rejeter ; j’suis pas bien, je veux gerber. Je crois que je suis triste mais j'ignore pourquoi. Mon psy m’apprend à déchiffrer quelle émotion est là mais je préfère savoir pourquoi elles le sont. Je suis épuisé et Jake n’est pas coopératif. Si je n’étais pas si abattu, pour sûr que je vomirais sur ses jolies doc, juste pour l’emmerder.

Quand il s’explique enfin, je reste scotché. On ne m’avait jamais avoué ses sentiments de manière si abrupte et ça me fait un choc. Jake, épris d’un type comme moi ? Un rire brisé me monte à la gorge, que je réprime seulement pour éviter de le vexer et de récolter un crochet du droit. Je suis un connard. Je m’en doutais mais savoir que je me suis comporté comme tel avec Jake finit de me retourner l’estomac. Si ça continue, je vais vraiment gerber. Il me fait des reproches légitimes mais mon cerveau reste fixé sur les premiers pans de sa tirade.

Je suis peut-être long à la détente. Je me souviens très bien du moment où il m’a embrassé, mais ça date du lycée, putain ! Mon esprit embrumé veut recoller les pièces du puzzle mais ne trouve aucun indice qui aurait pu m’alerter. Il a raison. Je suis tellement obnubilé par mon nombril, tellement occupé à me vautrer dans mes propres doutes, persuadé d’être haï comme je hais les autres, que j’oublie absolument tous ceux qui gravitent autour de moi. J’ai toujours ignoré les difficultés de Kaori. Toujours jugé Asae pour ses problèmes sentimentaux. Toujours fermé les yeux sur les inquiétudes de Bastian. Toujours, toujours, toujours. Ils étaient les fautifs et moi celui qu’on persécutait. Moi qu’on délaissait. Mais tout ça, c’est pas vrai.

Si tu refais un autre commentaire du genre, je te promets que je vais faire bien plus que simplement te tuer, Lo-gan. Je ne t'appartiens pas, c'est le contraire.

C’était sous mon nez.
Mon visage se décompose mais Jake, dans sa bienveillance, ne me laisse pas perdre totalement contenance. Il dit qu’on rentre, et je hoche la tête. Je veux m’excuser mais il me coupe l’herbe sous le pied. Alors je sais plus.

« Je voulais pas te faire du mal. »

T’es bien la seule personne que je voulais à tout prix épargner.
C’est con, maintenant, il y a des morceaux de quotidien qui me reviennent en tête. Ton attitude chez ce psy, tes yeux dans les miens – ton regard, tout à l’heure.

« Est-ce que je dois… Enfin, est-ce que tu es toujours… C’est passé, non ? Tu sais, j’ai jamais pensé que quelqu’un pouvait s’intéresser à moi. Je suis moche, et idiot, violent, instable, et ingrat et... »

Et la douleur à mon estomac arrive à son paroxysme. Je titube un peu le long du mur pour vomir enfin mes tripes – ça fait du bien. Je suis navré de réagir comme ça après une révélation pareille, mais il a mal choisi son moment, le bougre. Est-ce que j’ai bu avant de partir ? Impossible de me souvenir.

« Quelle heure il est ? J’veux rentrer. Et prendre une douche. »

J’ai un peu faim.
Je me redresse et accompagne Jake jusqu’à sa voiture. J’aimerais lui dire à quel point je suis désolé mais je sais que ça le ferait chier, alors je me la ferme. On se dépêche, parce que je serais pas vraiment en état de me défendre si des connards décidaient de nous agresser, et j’ai pas envie que Jake fasse son chevalier servant pour moi. Il en a déjà trop fait, visiblement.

Quelques minutes plus tard, j’ai le cul posé sur le siège de la berline et la tempe collée contre la vitre du côté passager. Je ferme les yeux, juste deux secondes, ils piquent un peu. Et puis je m’endors comme une loque.



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L’AIGLE, ROI DES DÉSERTS, DÉDAIGNE AINSI LA PLAINE, IL NE VEUT, COMME TOI, QUE DES ROCS ESCARPÉS QUE L’HIVER A BLANCHIS, QUE LA FOUDRE A FRAPPÉS OU DES CHAMPS TOUT NOIRCIS DES RESTES DU CARNAGE. parle en #384c83